Conditions de travail, santé au travail et sens du travail

Viser sur la soutenabilité du travail

Professeur au Conservatoire national des arts et métiers, le Cnam, Catherine Delgoulet a signé « Des pénibilités à la soutenabilité du travail ». Cette contribution a étudié les relations santé/travail aussi complexes au niveau individuel qu’au niveau organisationnel. L’approche consistant à considérer le travail comme délétère pour la santé n’est pas la seule option possible : ne faudrait-il pas plutôt appliquer le principe de soutenabilité ?

Vers un droit à la santé au travail ?

Professeur de sociologie à l’université Paris-Dauphine, Arnaud Mias a titré sa contribution « L’horizon fuyant de la santé au travail », après avoir constaté un décalage qui s’accroit entre, d’une part, la façon dont les enjeux de santé au travail se posent et l’élargissement de leur périmètre, et de l’autre, les difficultés à les prendre en charge. 

Les différentes dimensions de la qualité de l’emploi

Christine Erhel a participé, avec Malo Mofakhami et Mathilde Guergoat-Larivière, à la contribution « La qualité de l’emploi et du travail : une contre-performance française ? ». La professeure au Conservatoire national des arts et métiers revient plus précisément sur les faibles qualités constatées du travail et de l’emploi caractérisant très souvent les métiers dits essentiels.

En matière de qualité emploi – travail, où se situe la France ?

La contribution à laquelle la professeure en sciences économiques à l’université de Lille Mathilde Guergoat-Larivière, avec Christine Erhel et Malo Mofakhami, est intitulée « La qualité de l’emploi et du travail : une contre-performance française ? ». Les chercheurs y comparent en effet les conditions de travail en France et dans certains pays européens.

Nouvelles technologies et travail : entre destruction et évolution des emplois

Le chercheur Malo Mofakhami a participé, avec Christine Erhel, Mathilde Guergoat-Larivière, à la contribution « La qualité de l’emploi et du travail : une contre-performance française ? ». 
Avec les innovations et les nouvelles technologies, ce que l’on retient surtout ce sont les améliorations des conditions de travail et à l’inverse, les destructions de certains emplois. Il convient aussi d’étudier aussi ce qu’elles induisent en termes d’organisation et de management du travail. Ainsi, les enjeux des nouvelles technologies sont indissociables des questions de conditions de travail et de qualité de l’emploi.

Les Français et leur rapport au travail

La sociologue Maëlezig Bigi s’est intéressée avec Dominique Méda au regard que les travailleuses et les travailleurs portent sur la valeur et la représentation du travail. Elles signent la contribution « Prendre la mesure de la crise du travail en France ». Entre soupçon de flemme et constat d’une potentielle grande démission, les chercheuses ont voulu rétablir certaines réalités.

De la responsabilité des donneurs d’ordres

Il se constate une sur accidentologie des salariés des entreprises sous-traitantes. Ce qui questionne la chaine de responsabilité depuis les donneurs d’ordre. Corinne Perraudin et Nadine Thévenot, toutes deux conférencières au Centre d’économie de la Sorbonne, ont signé la contribution « Un travail plus pénible et dangereux dans la sous-traitance ? ». Faut-il faire évoluer la réglementation pour mieux prendre en compte les enjeux de prévention des risques/santé au travail dans les situations de sous-traitance ?

Où en est l’écologisation du travail

La contribution de l’économiste du travail Nathalie Moncel intitulée « Le travail au temps de la transition écologique » s’est basée sur l’étude qu’elle a réalisée avec Liza Baghioni en 2022. Toutes deux membres du Céreq, elles ont étudié en quoi la transition écologique va impacter le travail, les activités des salariés, quels en sont les effets sur les emplois, quelles vont en être les transformations qualitatives et quantitatives.

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